La CGT, la CGC et SUD s’opposent à la destruction des droits des salarié.e.s des CLCC
UNICANCER souhaite mettre à jour la Convention Collective des Centres de Lutte Contre le Cancer (CLCC) au motif de la « mettre en conformité avec le Code du travail ». Les syndicats CFDT et FO ont signé cet avenant, mais la CGT, la CFE-CGC et Sud Solidaires ont exercé leur droit d’opposition.
Pourquoi la CGT s’est opposé à l’avenant proposé par Unicancer ?
- Signer l’avenant, c’est accepter la fin du temps partiel volontaire.
Le nouveau texte ne reprend pas la notion de volontariat, ce qui aurait renforcé la précarité des salarié.e.s en imposant l’emploi à temps partiel à certains professionnels. - Signer l’avenant, c’est accepter la suppression du reclassement professionnel.
Le nouveau texte prévoit la suppression du dispositif de reclassement des personnels soumis à « transformation ou suppression d’emploi non inhérent à la personne du salarié ». Ainsi, plus d’obligation pour l’employeur de trouver un nouvel emploi aux personnes dont le poste est supprimé. - Signer l’avenant, c’est accepter une possible discrimination lors du « licenciement pour motif économique ».
En effet, le nouveau texte prévoit que les salarié.e.s des positions 1 et 2 peuvent bénéficier d’un préavis de 2 mois au lieu de 1 mois précédemment, à l’exception des salarié.e.s des positions 1 et 2 qui n’ont pas 2 ans d’ancienneté. Cette nouvelle disposition est manifestement discriminatoire. - Signer l’avenant, c’est accepter une diminution de l’indemnité de départ en retraite.
Le texte actuel stipule que « l’indemnité de départ en retraite est calculée en fonction de la présence totale effectuée dans le Centre » sur la base d’un temps plein. UNICANCER propose de le remplacer par « est calculée proportionnellement aux périodes d’emploi accomplies » et supprime la notion de temps plein. Ces réécritures modifient substantiellement le montant de l’indemnité de départ en retraite pour certain.e.s salarié.e.s. - Signer l’avenant, c’est accepter la suppression de la retraite progressive.
La mise en place de la retraite progressive qui permettait à un.e salarié.e de passer progressivement à temps partiel est supprimée. - Signer l’avenant, c’est accepter la réduction du droit à la formation économique, sociale et syndicale.
Aujourd’hui les membres du Comité d’Entreprise ont un droit à 5 jours de formation après chaque élection. De plus, tous les salarié.e.s, même non syndiqué.e.s, bénéficient d’un droit à la formation économique, sociale et syndicale de 12 jours par an. Le nouveau texte propose de réduire ce droit aux « conditions fixées par la Loi ».
Cet avenant va à l’encontre de nos idéaux de progrès. Dans un contexte national où la Loi s’efface au profit des accords de branche (la Convention Collective) et d’entreprise, cette proposition montre les limites du « dialogue social ».
En refusant de signer l’avenant à la Convention Collective Nationale, la CGT, la CGC et SUD ont très clairement refusé un nouveau recul de nos conquis sociaux. La CGT continue de porter les revendications des personnels des CLCC et appelle les salarié.e.s à faire entendre leur voix par tous les moyens. Le 6 Décembre 2017, se tiendra une nouvelle réunion paritaire avec nos employeurs. Vos revendications doivent arriver à leurs oreilles ! Nous devons être entendu.e.s, et obtenir des droits nouveaux !
