Festival Octobre Bouge à Malakoff du 4 au 8 octobre

Pour octobre 2017, les organisateurs du festival OCTOBRE BOUGE à Malakoff n’ont pas pu s’empêcher de penser à un certain centenaire, avec une furieuse envie de remettre au goût du jour quelques idées qu’on nous dit périmées… Aussi, la lutte des classes sera à l’honneur pour cette troisième édition du festival de conférences gesticulées ! Mais on y parlera aussi de culture, d’éducation populaire, de militantisme, de service public, de théâtre (si, si…), de la protection sociale, de syndicalisme et même de santé. Du coup, le festival prend ses aises et démarre dès les mercredi 4 octobre, sur une scène nationale, s’il vous plaît !

Le programme complet est disponible sur le site d’Octobre Bouge.

La CGT Institut Curie vous invite particulièrement à assister aux conférences gesticulées du vendredi 6 octobre :

Vendredi 6 Octobre de 19h à 22h

Tagada soins soins : les astuces de Sioux d’une aide-soignante à l’hôpital du commerce

Conférence gesticulée d’Elisabeth Féry à 19h

« Je me souviens. Quand j’ai commencé à l’AP (l’Assistance publique), on lavait les patients tous les jours. C’était chouette. Là, c’est plus possible. Déjà, on n’a pas le temps. En gérontologie – on a beau savoir que les vieux, c’est de qui rapporte plein d’argent dans les hôpitaux – , on manque de tout. De temps, mais aussi de couches. Alors il faut trouver des ruses de Sioux… Faire les étages pour trouver des « changes » en cancérologie, parce que la cancérologie, c’est prestigieux, alors il y a encore un peu de matériel. Moi, je suis aide-soignante. C’est le plus beau métier du monde. Un métier que je ne peux plus exercer… »

Immersion dans la fonction publique hospitalière avec la découverte du parcours d’une aide-soignante syndiquée qui, année après année, assiste à la dégradation des conditions de travail de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris.

Un dernier tango pour les services publics

Conférence gesticulée de Thierry Rouquet à 21h

2034, Mlle P. vient d’accoucher. Elle doit s’acquitter d’un petit forfait Civik pour l’enregistrement de son enfant sur les listes de l’état-civil. En effet, il y a plusieurs années, la société « Civin-citoyenneté » a remporté le le marché des formalités administratives. Mais ce qui la préoccupe, c’est que la facture de la maternité est plus élevée que prévu. Sans doute devra-t-elle prendre un emprunt, car tant que la facture n’est pas entièrement acquittée, l’enfant reste la propriété de la société « Civin-santé » qui gère dorénavant une grande partie du parc hospitalier français. Le groupe Civin pourra l’employer à sa convenance, dès qu’il l’estimera apte.

La privatisation intégrale du marché de l’éducation s’est accompagnée de la suppression de l’obligation d’instruction des enfants. Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de liberté. Si les parents souhaitent scolariser leurs enfants, ils ont entière liberté pour le faire. Et même la liberté absolue du choix de l’établissement. Il suffit de payer. Avec une éducation des enfants facultative et une scolarisation nécessairement payante, la loi qui régit l’âge minimum légal de travail a été abrogée. Les enfants des milieux modestes peuvent donc se retrouver embauchés dès 6 ans – en deçà, faute de force et de maturité, les économistes ont démontré leur manque de productivité. Les « classes moyennes », quant à elles, souscrivent massivement des « prêts scolarité » pour leur progéniture. Hayek et Friedman sont morts, mais leur victoire est totale. Cela avait commencé dès 1981, quelques années avant le prémonitoire « 1984 » !

L’Argentine de Carlos Menem avait, sur les recommandations des « Chicago boys », expérimenté la privatisation des services publics. Depuis, tout s’est enchaîné, déchaîné, avec, dans le rôle du grand ordonnateur, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) – même si, parfois, il avait fallu recourir à des contournements comme le Tafta ou le Tisa… En France, l’enjeu avait été double : faire main basse sur de nouveaux marchés juteux, tels les secteurs de l’éducation ou de la santé, et en finir avec le statut de la fonction publique, un statut qui contenait en germe une subversion de l’ordre capitaliste… raison suffisante pour l’éradiquer au plus vite ! 2034, c’est demain. Mais, il nous reste encore 17 ans !

Octobre Bouge à Malakoff

C’est un festival super chouette, avec plein de grain à moudre : des trucs à voir et à écouter (des conférences gesticulées), des trucs à dire et à faire (des ateliers) et surtout des trucs à partager (tous les moments informels, riches en rencontres).
Aussi, on renouvelle notre exploit des deux éditions précédentes, à savoir non seulement des conférences gesticulées et des ateliers, mais aussi une proposition de buffet (à l’entracte) ou de repas (entre deux conf’s ou encore, entre les ateliers et les conf’s), dans les différents lieux de Malakoff où se déroule le festival. Cette année, on aura toujours le souci de vous proposer des mets délicieux et pas chers (collation à partir de 4 euros), de préférence bio et équitables. Et on innove en invitant des associations de solidarité qui feront voyager vos papilles, pour la bonne cause, en Afghanistan ou en Erythrée… Comme on n’aime ni la disette, ni la gâchis, afin de nous permettre d’ajuster au mieux la logistique gastronomique, ce serait sympa d’indiquer, avec votre réservation, si vous envisagez de rester manger avec nous !

Tarif : 8€, 5€ tarif réduit.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez y assister mais que vous avez des problèmes de ressources.

Lieu : Salle des fêtes Jean-Jaurès
11 avenue Jules-Ferry, 92240 Malakoff
Métro ligne 13 , station Malakoff – Plateau de Vanves
• Bus 191 : station Gabriel-Péri – André Coin
• Stations Vélib n°22401 et n°22402
• Station Autlib au 47, bd. Charles-de-Gaulle, 92240 Malakoff
• Parking gratuit dans la cour

Source : http://octobre-bouge.fr/

Imprimer cet article Télécharger cet article