Bien manger : quels enjeux ?

Bizarrement, cette question prête encore à sourire. Pourtant, changer nos modes de consommation est un enjeu majeur des prochaines années.
En effet, de nombreuses études montrent que l’alimentation a un impact considérable sur notre santé et sur l’environnement :
- par l’augmentation du nombre de cancers et de maladies cardio-vasculaires, du diabète, de l’obésité, … constatés ces dernières années,
- par le dérèglement climatique dû à l’élevage intensif (14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiale, c’est plus que le secteur des transports !),
- par le désastre éthique auquel nous consentons en fermant les yeux sur le traitement des animaux que nous mangeons en quantité astronomique.
À Curie, comment faire bouger les lignes ?

Nous croyons qu’une prise de conscience collective doit s’opérer dans la société civile, et que c’est dans l’entreprise qu’elle peut prendre racine. Au-delà de tous les préjugés (« le bio coûte cher », « les végétariens sont des bobos », et autres scepticismes), nous voulons agir et donner la chance à chacun de déguster un repas sain.
L’Institut Curie est un Centre de Lutte contre le Cancer. La nutrition doit donc nécessairement être un élément central de la stratégie RH de l’entreprise, pour permettre à ses personnels de rester en bonne santé.
Les produits actuellement proposés par Newrest au self et au Green Café correspondent à un cahier des charges établi il y a plusieurs années. Le contrat doit être renouvelé en 2018. Il devra, à notre avis, intégrer les valeurs essentielles que nous portons.
La CGT avait mis la question d’un Plan d’Alimentation Durable à l’ordre du jour des NOA 2016, mais le Président a renvoyé notre revendication à la Commission Restauration (dans laquelle ne siège aucun décisionnaire, et n’a qu’un rôle consultatif…). Nous avons à plusieurs reprises soumis ces questions à la commission, pour une évolution de l’offre de restauration collective plus saine et plus éthique.
Nous remettrons le sujet à l’ordre du jour des NAO 2017.
Afin d’être mises en œuvre, ces revendications nécessitent
un effort financier de la Direction.
Elle doit permettre d’augmenter le prix de revient d’un repas à 4€ (aujourd’hui 2,64€),
sans augmenter le prix payé par les salariés !!!
Pour cela, il faut que cette démarche soit un axe prioritaire de la stratégie RH de l’Institut Curie qui, en augmentant le budget alloué à la restauration collective pour plus de qualité et plus d’éthique, montrerait l’exemple : la Direction doit se saisir de ce sujet sociétal !

Nos revendications
- Amélioration de la qualité nutritive des aliments,
- Augmentation de la part du Bio à 100%, et ainsi limiter les pesticides, colorants, OGM, perturbateurs endocriniens présents dans les conditionnements, …
- Priorité donnée aux circuits courts (48% de la surface de l’Ile-de-France est agricole !),
- Réduction de la part de produits transformés : moins de quantité pour plus de qualité,
- Augmentation de la part des plats à base de protéines végétales, et amélioration de leur visibilité pour inciter les usagers à réduire leur consommation de viande,
- Amélioration de la qualité et de la traçabilité des produits et priorité aux produits ayant un label qualité (label rouge, bleu blanc cœur…)
- Développement des supports d’affichage pour communiquer sur la qualité des produits,
- Développement des actions de prévention sur la santé, la nutrition et l’activité physique,
- Formation des équipes de cantine aux différentes pratiques alimentaires (sans porc, végétarien, végan, sans sel, sans gluten,… ).
- Engagement du prestataire dans une démarche qualité à travers des labels comme « En cuisine » de Ecocert.
Pour aller plus loin :
Améliorer la santé des salariés par l’alimentation et l’activité physique
L’élevage accentue l’effet de serre et la déforestation
